Bonjour à tous,

Aujourd’hui nous allons vous expliquer pourquoi la pratique du canyoning est accessible à une grande partie de la population!

“L’eau est glaciale !”, “les cascades sont infranchissables !”, “le courant est bien trop fort !” Bienvenue dans le monde impitoyable du canyoning…

Au début de sa pratique, dans les années 50, le canyoning est une activité engagée. En effet les faibles connaissances sur le milieu, la précarité du matériel technique ainsi que des moyens de communication rendent toutes descentes dans un canyon incertaines. Des années plus tard, cette même pratique est proposée à des familles sous forme de parcours de découverte à la journée ou à la demi-journée.

Nous allons vous expliquer dans un premier temps quels étaient les dangers que des personnes non préparées physiquement pouvaient rencontrer au début de la pratique du canyoning. Puis nous verrons dans un deuxième temps quelle a été l’évolution du canyonisme entre 1950 et aujourd’hui, pour enfin vous convaincre que le choix des parcours sélectionnés par notre équipe est adaptés pour tous.

Condition physique et difficultés de la descente en canyon

Vers le milieu du XIXème siècle, s’engager dans une descente en canyoning relève de l’insurmontable. Bien que de tout temps des hommes soient descendus dans ces canyons pour y pêcher, le milieu reste très méconnu.

Marche d’approche

La première étape à franchir est la marche d’approche. Les canyons ne sont généralement pas situés proche de nos routes, il faut donc engager de longues marches chargés du matériel qui nous sera indispensable pour la progression. Les pionniers étaient principalement chargés de corde de chanvres et autres “coupe-coupe” leur permettant de se frayer un chemin au coeur de la végétation. Dans ce cas précis, inutile de préciser qu’une excellente condition physique était indispensable ! Aujourd’hui encore, certains parcours extrêmement isolés nécessitent des années de recherches avant d’en trouver le meilleur chemin d'accès (Chamjé Khola dans l’Himalaya népalais).

L’évolution dans le canyon

Une fois la marche d’approche franchie, le réel combat s’engage ! Muni de combinaison néoprène très rudimentaire, l’hypothermie guète les pratiquants à tout moment. Il faut progresser rapidement mais tout en limitant les risques de traumatologie car pas de moyens de communication efficace (téléphone), pas d’évacuation possible (hélicoptère), pas de zone d'échappatoire. Là encore, on comprend à quel point il était indispensable pour ces pionniers d'être dans de bonnes conditions mentales et physiques. De nos jours, certaines descentes en canyoning - malgré les évolutions des techniques - restent très délicates, en témoigne la descente de Chamjé Khola précédemment citée nécessite 55h.

Les nouvelles techniques qui facilitent l’accès aux canyons

Entre 1950 et 2019, les méthodes liées à la pratique du canyoning ont très nettement évolué. L’ensemble de ces évolutions ont permis d’ouvrir la “discipline” à un plus large public malgré leurs conditions physiques parfois limitées.

Les acteurs maîtrisent le sujet

La connaissance du milieu et des parcours (roches, conditions météo...) a amélioré le jugement des professionnels encadrant l’activité sur le danger d’une éventuelle montée des eaux soudaine. La connaissance du phénomène des bassins versant, leur a fait prendre conscience de la rapidité avec laquelle pouvait se remplir un canyon. Les parcours de l'île de la Réunion en sont un très bon exemple.

Le matériel technique évolue

L’évolution du matériel technique est également un élément fondamental dans l’évolution de la pratique. Les combinaisons néoprènes sont désormais très performantes et peuvent être ajustées en fonction de la température de l’eau (3mm, 5mm, 7mm).

De même que le port du casque est obligatoire, le baudrier permet d’évoluer en sécurité le long des mains courantes et les cordes sont beaucoup plus résistantes à l’abrasion. La globalité de ce matériel permet d’encadrer les pratiquants dans de bonnes conditions.

Enfin, les moyens de communication liés à ceux d’évacuation permettent une prise en charge rapide des victimes. Les téléphones satellite permettent de passer des messages d’alerte de n’importe quel endroit et les secours transportés sur place en hélicoptère interviennent dans de très brefs délais.

L’ensemble de ses évolutions liées à une volonté de rendre la pratique accessible ont emmené les professionnels à équiper des parcours de découverte. Bien que ces canyons demeurent “dangereux” par définition, il n’en reste pas moins qu’ils sont très abordables.

Des parcours de canyoning tout public

Sélectionné pour des néophytes à condition physique ordinaire, le canyon du diable à Saint- Guilhem-Le-Désert dans l’Hérault en est une parfaite illustration. Sur ce parcours, la marche d’approche est quasiment inexistante (1 minute). Des échappatoires sont disponibles tout au long du parcours et permettent aux personnes fatiguées de rejoindre quasiment immédiatement leur véhicule.

L’ensemble des franchissements sont évitables, aucune obligation de surmonter sa peur ! Et enfin l’eau du canyon du diable est “chaude” donc pas de problèmes de pieds transit au fond de ses chaussures !

Il en est de même pour une grande majorité de canyon proposé par des structures identiques à la nôtre. En effet, notre clientèle étant composée à 95 % de personnes n’ayant jamais pratiqué l’activité, même avec une bonne condition physique, il serait délicat de les emmener sur des canyons engagés !

En conclusion, voici un détail sur les conditions nécessaires à avoir pour participer à une première découverte : SAVOIR NAGER ET AVOIR ENVIE !!